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Site internet de médecin : les règles déontologiques à respecter en 2026

Articles R.4127-19-1 et R.4127-80, commentaires du CNOM, données de santé : ce que votre site peut contenir, ce qui est interdit, et ce que cela change pour le référencement.

Secteurs · Mis à jour le 29 septembre 2026 · 14 min de lecture · Par Équipe SEORank, consultants SEO de Novatis Agency

Illustration éditoriale SEORank : « Site de médecin : les règles à respecter »
En bref :
  • Les règles du site internet d’un médecin découlent du code de déontologie médicale (articles R.4127-1 et suivants du code de la santé publique), modifié par le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020.
  • Autorisé : informer sur ses compétences, son parcours, ses conditions d’exercice et ses tarifs, publier des informations de santé étayées (art. R.4127-19-1).
  • Interdit : témoignages et avis de patients, comparaisons, information trompeuse, et tout référencement numérique prioritaire obtenu contre paiement ou par tout autre moyen (art. R.4127-80).
  • Un site sobre, exact, rapide et utile reste parfaitement compatible avec ces règles.

Les règles du site internet d’un médecin tiennent en une idée : depuis la réforme du 22 décembre 2020, le médecin peut informer le public sur internet, mais il ne peut pas faire de la médecine un commerce. Il peut donc présenter ses compétences, son parcours, ses horaires, ses tarifs et publier des informations de santé fiables ; il ne peut pas publier de témoignages de patients, se comparer à ses confrères, induire en erreur, ni chercher à apparaître en priorité dans les résultats de recherche contre paiement ou par tout autre moyen. Ce guide rassemble les articles du code, les commentaires du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) et les obligations liées aux données de santé, puis les traduit en décisions concrètes pour votre site.

Nous sommes une agence de référencement, pas un conseil juridique : ce guide, écrit à partir de notre pratique du référencement médical, reflète les textes en vigueur en septembre 2026 et renvoie systématiquement aux sources. Pour toute situation particulière, le conseil départemental de l’Ordre reste l’interlocuteur de référence.

Site internet médecin : les textes et les règles applicables

TexteContenu utile pour votre siteSource
Décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020Réforme de la communication professionnelle : fin de l’interdiction générale de publicité, nouveaux articles 19-1 et 19-2Légifrance
Art. R.4127-19« La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce. »CNOM
Art. R.4127-19-1Liberté de communiquer au public, y compris sur un site internet, dans des conditions strictesLégifrance
Art. R.4127-19-2Information du public par le médecin bénéficiant d’un accès partiel (UE/EEE) sur les actes qu’il peut pratiquerCode, édition CNOM
Art. R.4127-13Participation à l’information du public : données confirmées, prudenceCode, édition CNOM
Art. R.4127-20Le médecin veille à l’usage fait de son nom et de sa qualitéCode, édition CNOM
Art. R.4127-80Annuaires ; interdiction du référencement numérique prioritaireLégifrance
Art. R.4127-81Plaque professionnelleCode, édition CNOM

Le texte clé est l’article R.4127-19-1. Selon sa version publiée et commentée par le Conseil national de l’Ordre, il pose trois principes : le médecin peut communiquer au public, par tout moyen, des informations sur ses compétences et pratiques professionnelles, son parcours et ses conditions d’exercice, à condition que cette communication soit loyale et honnête, ne fasse pas appel à des témoignages de tiers, ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres médecins et n’induise pas le public en erreur ; il peut diffuser des informations scientifiquement étayées à visée éducative ou sanitaire, avec prudence et mesure ; il doit tenir compte des recommandations du Conseil national.

Ce que le site d’un médecin peut contenir

Les commentaires du CNOM sur l’article 19-1 donnent une liste d’informations utiles au libre choix du patient. Voici comment les organiser sur un site.

RubriqueContenu autoriséConseil de rédaction
PrésentationNom, spécialité reconnue, photographie, numéro d’inscription, diplômes et titres reconnusSobre et factuel ; pas de superlatifs
ParcoursExpériences professionnelles, formations validées, accréditations, publications, langues parléesDates et établissements, sans mise en scène
PratiquesActes réellement pratiqués, techniques éprouvéesAucune pratique non éprouvée ; décrire sans promettre
Conditions d’exerciceAdresses, horaires, accès, accessibilité, modes de paiement, informations tarifaires (libéraux)Tenir ces informations à jour : c’est ce que le patient cherche
Information de santéArticles éducatifs, préparation d’un examen, conseils de préventionDonnées confirmées, sources, date de mise à jour
Prise de rendez-vousLien vers un outil de rendez-vous, téléphoneOutil conforme aux règles de protection des données de santé

Ces rubriques correspondent exactement à ce que les patients recherchent : « dermatologue à Versailles ouvert le samedi », « quelle préparation avant une coloscopie », « le docteur X accepte-t-il la carte Vitale ». Un site qui y répond clairement est utile au patient et conforme aux règles, sans rien d’accrocheur.

Ce qui est interdit, texte par texte

InterditFondement
Témoignages, notations, évaluations, remerciements de patients ou de tiersArt. R.4127-19-1 ; commentaires du CNOM
Comparaisons avec d’autres médecins ou établissements (délais, tarifs, actes)Art. R.4127-19-1 ; commentaires du CNOM
Photos « avant / après » laissant espérer un résultatCommentaires du CNOM sur l’art. 19-1
Mentions valorisant ses résultats, absence de plaintes ou de sanctionsCommentaires du CNOM sur l’art. 19-1
Information trompeuse ou présentant une hypothèse comme acquiseArt. R.4127-19-1 et R.4127-13
Pratique commerciale : remises, offres promotionnelles, confusion avec une activité commercialeArt. R.4127-19 ; commentaires du CNOM
Référencement numérique prioritaire contre paiement ou par tout autre moyenArt. R.4127-80
Utilisation commerciale de son nom par un organisme (clinique, plateforme)Art. R.4127-20
Exemple concret : une page « Chirurgie de la cataracte » peut expliquer l’intervention, sa préparation, les suites habituelles et les risques, avec des sources. Elle ne peut pas afficher « 98 % de patients satisfaits », des extraits d’avis Google ou une comparaison « délai de rendez-vous 3 fois plus court qu’ailleurs ».

Référencement : ce que l’article R.4127-80 change pour un médecin

C’est le point que la plupart des guides passent sous silence. L’article R.4127-80 interdit au médecin d’obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant dans les résultats d’une recherche sur internet. Les commentaires du CNOM y ajoutent que le médecin doit s’interdire « toute forme de procédé destiné à obtenir un référencement numérique prioritaire », et citent l’usage de hashtags pour augmenter sa visibilité et cibler des patients comme une stratégie promotionnelle.

Pour une agence, la conséquence est claire : un médecin n’est pas un client comme un autre. Voici comment nous distinguons ce qui relève de l’information accessible et ce qui relève de la recherche de priorité.

ActionNotre lecturePourquoi
Annonces payantes Google Ads, réseaux sociauxÀ proscrireRéférencement prioritaire contre paiement (R.4127-80)
Emplacement « premium » payant dans un annuaire ou une plateformeÀ proscrireMême fondement
Achat de liens, échanges de liensÀ proscrireProcédé destiné à obtenir une priorité ; contraire aussi aux règles de Google
Campagnes de sollicitation d’avisÀ proscrireAvis et témoignages exclus de la communication ; risque de procédé promotionnel
Site techniquement accessible, rapide, lisible sur mobileCompatibleRend l’information accessible sans rechercher de priorité
Informations exactes et à jour (horaires, adresse, spécialité, tarifs)Compatible et recommandéContribue au libre choix du patient (R.4127-19-1)
Articles d’information de santé sourcésCompatibleExpressément prévu par l’article 19-1, II
Fiche d’établissement Google exacteCompatible avec prudenceInformation pratique ; ni avis sollicités ni publications promotionnelles

Cette grille est notre lecture prudente des textes, pas une interprétation officielle : la frontière entre « rendre accessible » et « rechercher une priorité par tout autre moyen » n’est pas tracée ligne à ligne par les textes. En cas de doute, la position de votre conseil départemental prévaut. C’est dans ce cadre que nous accompagnons les praticiens et établissements (voir notre page SEO médecin) : exactitude, accessibilité technique, contenus d’information, jamais de recherche artificielle de priorité.

Un site sobre et performant : les points techniques

  • Vitesse et mobile. La majorité des recherches de médecin se font sur téléphone ; un site lent décourage. Les seuils de référence sont décrits sur notre page Core Web Vitals.
  • Accessibilité. Contrastes, tailles de texte, navigation au clavier : un enjeu de qualité pour des patients de tous âges.
  • HTTPS obligatoire dès qu’un formulaire existe.
  • Structure claire : une page par acte ou consultation réellement pratiqué, une page « informations pratiques », une page « honoraires ».
  • Données structurées décrivant le cabinet et le médecin (type, adresse, horaires), cohérentes avec le contenu visible.

Ces corrections relèvent du SEO technique. Pour un site existant à reprendre, notre article refonte de site internet et SEO évite de perdre la visibilité acquise.

Rédiger des contenus de santé fiables

L’article R.4127-19-1, II autorise la diffusion d’informations « scientifiquement étayées » à visée éducative ou sanitaire, formulées avec prudence et mesure, sans présenter comme acquises des hypothèses non confirmées. L’article R.4127-13 exige de ne faire état que de données confirmées lors de toute action d’information du public. Ce sont aussi, à peu de chose près, les critères de qualité que Google applique aux sujets de santé (voir notre article sur les critères E-E-A-T).

  1. Un auteur identifié, sa spécialité, la date de rédaction et de mise à jour.
  2. Des sources de référence (sociétés savantes, Haute Autorité de santé, textes officiels) citées et liées.
  3. Un vocabulaire compréhensible, sans sensationnalisme ni promesse de résultat.
  4. Une mention invitant à consulter pour un avis personnalisé.
  5. Une relecture par le médecin lui-même : un texte généré par l’IA sans relecture experte n’a pas sa place sur un site médical (voir contenu IA et Google).

Pour la production, nos rédacteurs travaillent sous la validation systématique du praticien (rédaction SEO). Ces contenus sont aussi ceux que les Aperçus IA de Google peuvent citer comme sources (voir AI Overviews).

Avis Google, fiche d’établissement et réseaux sociaux

Le CNOM reconnaît, dans sa page « Préserver ma e-réputation », que les avis publiés sur Google ou sur des sites spécialisés influencent la réputation des médecins, et rappelle les voies d’action face aux propos inappropriés. Il n’interdit pas l’existence d’une fiche, mais le médecin ne doit ni reprendre ces avis dans sa communication, ni les solliciter.

SituationConduite recommandée
Fiche Google du cabinetInformations exactes : nom réel, spécialité, adresse, horaires, téléphone, lien vers le site
Avis positifsNe pas les reprendre sur le site ni les solliciter
Avis négatifRéponse neutre, sans confirmer la relation de soins ni aucun élément médical (secret professionnel)
Avis injurieux ou diffamatoireSignalement, puis conseil juridique si nécessaire
Réseaux sociauxInformation et prévention ; pas de hashtags de ciblage, transparence sur les liens d’intérêts

Le CNOM a publié le 10 janvier 2025 une charte du médecin créateur de contenu responsable (identification, sources, liens d’intérêts). Pour les réglages de la fiche elle-même, notre guide de la fiche Google s’applique, en retirant tout ce qui concerne la collecte d’avis ; la dimension locale, dont la fiche Google n’est qu’une partie, est détaillée dans notre page référencement local.

Données de santé : formulaires, rendez-vous et hébergement

  • Formulaire de contact. Ne pas inviter le patient à décrire ses symptômes ; préférer une demande de rappel ou un renvoi vers l’outil de rendez-vous.
  • Référentiel CNIL. La CNIL a publié un référentiel pour les cabinets médicaux et paramédicaux qui encadre la gestion des données des patients.
  • Hébergement. Les données de santé collectées en ligne doivent être confiées à un hébergeur certifié pour les données de santé ; vérifiez-le pour votre outil de rendez-vous.
  • Mesure d’audience. Paramétrer les outils de statistiques et les cookies conformément aux règles de consentement, sans remonter d’informations médicales.
  • Mentions légales et politique de confidentialité complètes.

Check-list de conformité du site d’un médecin

  1. Identification

    Nom, spécialité reconnue, numéro d’inscription, adresse, téléphone, sur chaque page.

  2. Contenu de présentation

    Parcours, formations validées, pratiques éprouvées, sans superlatif ni résultat chiffré.

  3. Informations pratiques

    Horaires, accès, accessibilité, modes de paiement, informations tarifaires à jour.

  4. Absence d’éléments interdits

    Aucun avis, témoignage, avant/après, comparaison ou mention de résultats.

  5. Contenus de santé

    Auteur, date, sources, prudence ; relecture par le médecin.

  6. Référencement

    Aucune annonce payante, aucun achat de lien ou de placement, aucune sollicitation d’avis.

  7. Données

    Formulaires minimaux, outil de rendez-vous conforme, cookies paramétrés.

  8. Validation

    En cas de doute, soumettre le projet au conseil départemental avant la mise en ligne.

Et les autres professions de santé ou réglementées ?

Chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes ou infirmiers ont leur propre code de déontologie et leurs propres recommandations ordinales : les principes sont proches, mais les détails diffèrent et doivent être vérifiés profession par profession. Les avocats obéissent à une logique différente, plus ouverte à la publicité (voir notre guide sur la communication d’avocat sur internet). Si vous comparez des prestataires, vérifiez qu’ils connaissent ces règles : notre article pour choisir une agence SEO propose des questions pour le tester. Pour faire relire votre site actuel, contactez-nous.

Questions fréquentes

Un médecin a-t-il le droit d’avoir un site internet ?
Oui. Depuis le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020, l’article R.4127-19-1 du code de la santé publique permet au médecin de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien : compétences, pratiques professionnelles, parcours, conditions d’exercice. La communication doit rester loyale et honnête.
Qu’est-il interdit de publier sur le site d’un médecin ?
Les témoignages et avis de patients, les comparaisons avec d’autres médecins ou établissements, toute information trompeuse, et, selon les commentaires du Conseil national de l’Ordre, les photos « avant/après », les comparatifs de délais ou de tarifs et les mentions valorisant ses résultats. La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce (article R.4127-19).
Un médecin peut-il payer pour être mieux référencé sur Google ?
Non. L’article R.4127-80 du code de la santé publique interdit au médecin d’obtenir, contre paiement ou par tout autre moyen, un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant dans les résultats d’une recherche sur internet. Les annonces payantes et l’achat de positions dans des annuaires sont donc à proscrire.
Le référencement naturel est-il autorisé pour un médecin ?
Rendre son site accessible, rapide, exact et utile n’est pas interdit : c’est ce que permet l’article R.4127-19-1. En revanche, tout procédé destiné à obtenir un classement prioritaire, y compris par des moyens non payants que l’Ordre jugerait promotionnels, expose à des poursuites. En cas de doute sur une pratique, interrogez votre conseil départemental.
Un médecin peut-il afficher ses tarifs sur son site ?
Oui. Les commentaires du Conseil national de l’Ordre mentionnent parmi les informations utiles les conditions d’exercice, dont les modes de paiement et, pour les médecins libéraux, les informations tarifaires. Il faut en revanche éviter tout comparatif de tarifs avec d’autres praticiens et toute présentation promotionnelle des prix.
Que faire face à un avis Google négatif en tant que médecin ?
Ne jamais répondre en révélant quoi que ce soit sur le patient : le secret médical s’applique aussi en ligne. Une réponse neutre, sans confirmer la relation de soins, reste possible. L’Ordre rappelle que des voies d’action existent pour les propos diffamatoires ou injurieux, et conseille une veille régulière de son image numérique.
Un médecin peut-il utiliser les réseaux sociaux ?
Oui, dans le respect des mêmes règles. Le Conseil national de l’Ordre considère toutefois que l’utilisation de hashtags pour augmenter sa visibilité et cibler des patients potentiels constitue une stratégie promotionnelle. En janvier 2025, il a publié une charte du médecin créateur de contenu responsable, qui insiste sur la transparence des liens d’intérêts et la fiabilité des sources.
Le site d’un médecin doit-il être déclaré à l’Ordre ?
Les articles du code consacrés à la communication (R.4127-19-1 et suivants) ne mentionnent pas de déclaration préalable du site, à la différence des règles applicables aux avocats. Ils imposent en revanche de respecter les recommandations du Conseil national (article R.4127-19-1, III). Soumettre le projet à son conseil départemental avant la mise en ligne reste une précaution utile, notamment pour les contenus sensibles.

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